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Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

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S´il est un homme politique qui défraie la chronique sur la scène internationale, c´est bien lui, Viktor Orbán. Qui plus est, suscitant les passions les plus extrêmes. Les uns le soutenant avec fougue, parfois à la limite de l´idolâtrie, les autres le vilipendant à tours de bras, n´hésitant pas au besoin à le diaboliser pour en faire leur ennemi juré. Ces derniers, paradoxalement, pour ne pas lui déplaire. Car, né pour le combat, Orbán a besoin d´adversaires pour se mettre en valeur. Quitte à s´en fabriquer.

Qui est donc cet ancien étudiant de 26 ans brusquement surgi dans l´actualité un beau jour de juin 1989, pour ne plus en sortir? C´était sur la place des Héros de Budapest à l´occasion du transfert des cendres d´Imre Nagy et autres martyrs de 1956. Inconnu du public, il s´était alors fait remarquer par un discours enflammé, exigeant entre autres le départ des troupes soviétiques (1). Devenu quelques années plus tard le plus jeune Premier ministre du pays. Poste qu´il allait occuper à quatre reprises et qu´il occupe aujourd´hui encore, devenu quasiment indéboulonnable

Un personnage qui ne laisse pas indifférent, sur lequel la journaliste Amélie Poinssot s´est penchée dans un essai intitulé „Dans la tête de Viktor Orbán”. Se gardant d´aborder de front le débat politique, cette spécialiste de l´Europe centrale et orientale traite son sujet avec brio, nous présentant le personnage avec justesse, en des termes bien pesés. Pour ce faire, elle n´a pas hésité à aller rencontrer sur le terrain ses proches conseillers et collaborateurs comme ses anciens compagnons d´arme, depuis déviés de sa route. Cerner la personnalité de Viktor Orbán, une tâche d´autant plus ardue et délicate qu´acrobate-équilibriste incomparable dans l´art du volte-face, le personnage est difficile à saisir. Il n´est pas de notre propos de revenir sur les divers aspects de sa personnalité évoqués par la journaliste. Nous nous contenterons d´en rappeler les plus marquants.

Tout d´abord, ce flair inné pour sentir d´où vient le vent et saisir toute occasion susceptible de servir son ambition. C´est ainsi qu´en ce fameux mois de juin 1989, le jeune étudiant en droit n´hésita pas à interrompre des études entamées à Oxford – soit dit en passant, financées par George Soros… - pour se précipiter dans la capitale hongroise et, comme on l´a vu, s´y faire d´emblée remarquer non seulement du public hongrois, mais dans la presse éltrangère. Entrée en scène réussie.

Une ambition par ailleurs servie par des dons de stratège sans égal. Prêt à tout pour servir ses desseins et écarter sans pitié adversaires et concurrents. Quitte à se contredire, ce qui, au demeurant, lui importe peu. C´est ainsi que, prônant à qui veut l´entendre un illibéralisme sans concession, il s´était révélé au départ partisan d´une politique libérale. Ou encore, n´oublions pas que ce grand défenseur de la tradition chrétienne – du moins comme il s´en réclame – s´était jadis ouvertement déclaré athée. Un homme de combat, également. Grand fan de football, fermé au monde de la culture et allergique à tout ce qui relève de près ou de loin de l´intellect, c´est dans le combat et l´action que Viktor Orbán se révèle pleinement. Ayant besoin d´ennemis pour déployer tout son talent, du milliardaire juif américain George Soros aux dirigeants de l´Union européenne, en passant par les ONG et les migrants. Bref, les cibles ne manquent pas. Allant jusqu´à englober dans ses diatribes l´ensemble du monde occidental, exception faite de son modèle Donald Trump. Mais également prompt à se faire des amis ou, du moins, des alliés, pour le soutenir dans son combat, en particulier contre les instances européennes. De Vladimir Poutine à Recep Erdoǧan en passant par les dirigeants de la Chine et de l´Asie centrale. Sans oublier, bien sûr, les voisins du groupe de Visegrad. Encore qu´ici, des divergences se fassent sentir (tels les rapports avec la Russie).

Autre qualité - si tant est que l´on puisse parler de qualité… -, l´art de l´esquive. Évitant habilement de prêter directement flanc à la critique, lorsque celle-ci pourrait le mettre en situation inconfortable. Un cas flagrant: la corruption reprochée à son entourage, mais dans laquelle il n´est pas lui-même personnellement trempé. Alors qu´il en est le complice. Autre exemple: l´antisémitisme. Un reproche que nul ne saurait directement lui formuler, le Premier ministre hongrois se gardant habilement de tout propos sur le sujet, voire allant jusqu´à soigner ses relations avec l´État d´Israël. Mais se gardant tout autant de réagir et laissant faire lorsque des propos insultants sont proférés dans son entourtage à l´égard de membres de la communauté juive. Attitude que l´on pourrait également appliquer au milieu rom. Dernier exemple, car révélateur: sa position vis-à-vis du régime Horthy. Un régime qu´il contribue grandement à réhabiliter. Les gestes ne manquent pas pour l´illustrer (édification de statues et de monuments, impasse totale sur les périodes sombres du régime). Mais se gardant, à peut-être une ou deux exceptions près, de se prononcer ouvertement sur cette période d´avant-guerre.

A signaler encore son habileté à contrôler et manipuler son entourage. Tels ces oligarques enrichis – sur fonds européens… - par son seul soutien, qui lui doivent reconnaissance et qu´il tient ainsi sous sa coupe. Un cas flagrant: son ami d´enfance Mészáros, ancien installateur de chaudières devenu en quelques années l´un des hommes les plus riches du pays, remportant appel d´offres sur appel d´offres et contrôlant une grande partie des médias.

Enfin, brillant orateur, Viktor Orbán est passé maître dans l´art de soulever les foules. Adorant corser au passage son discours de petites pointes d´ironie dirigées contre ses adversaires. Sachant également séduire son monde par ce côté bon enfant qui lui attire parfois la sympathie de ses visiteurs. Brillant orateur, certes, mais devant un auditoire acquis à sa cause. Perdant par contre son assurance dès lors qu´il doit faire face à la critique, C´est pourquoi Viktor Orbán a toujours refusé les débats. Le seul auquel il se soit jamais soumis (contre son adversaire Gyurcsány) s´étant soldé par un cuisant échec. Viktor Orbán donne peu de conférences de presse, tâche qu´il délègue à son porte-parole. Et toujours devant un public trié sur le volet, d´où sont exclus les journalistes de l´opposition. Se réservant par contre chaque semaine une longue intervention sur l´antenne, monologue où personne n´est là pour lui apporter la contradiction.

Et caetera, et caetera… Nous pourrions ainsi continuer la liste. Le mieux est de se reporter à l´ouvrage d´Amélie Poinssot. Elle nous y offre une présentation magistrale, dans un langage clair et sans jamais tomber dans l´excès, de cet homme à la fois redoutable et fascinant, dont on n´a pas fini de parler.

Un ouvrage recommandé pour qui s´intéresse de près ou de loin au personnage (2).

 

PW – 12 juillet 2019

 

(1): bien que non encore entériné, le départ des troupes russes avait été sérieusement envisagé dès avant le discours du 16 juin.

(2): „Dans la tête de Viktor Orbán”, Solin/Actes Sud.

Si Un Bal masqué ne figure pas parmi les plus connus de ses opéras, le fait divers qui inspira Verdi fit beaucoup de bruit en son temps: l´assassinat en 1792 du roi Gustave III de Suède au cours d´un bal masqué.

Se prolongeant sur plus de 45 jours (du 29 décembre 1944 au 13 février 1945), le siège de Budapest fut sans nul doute l´un des épisodes les plus sanglants de la guerre. 

Parachuté un beau jour par mon employeur en Allemagne, je me souviens que, fraîchement débarqué, m'excusant auprès de mes interlocuteurs pour mon accent, je me voyais immanquablement répliquer: „Nein, in gegenteil [Non, au contraire], das ist charmant”. Certains poussant même la politesse jusqu'à me prier de ne pas perdre ce „si délicieux” accent. De quoi me rassurer, complexé que j´étais par ce ridicule accent français, encombrante casserole collée à ma langue. Ridicule à mes oreilles, apparemment pas aux leurs. Comme quoi tout est relatif en matière d´accent.

S´il a manifesté son génie dans pratiquement tous les genres, de la musique instrumentale à la musique symphonique en passant par la musique de chambre, le concerto et le chant, Beethoven ne nous aura par contre légué que deux messes, un seul opéra et un unique oratorio (abstraction faite des deux cantates de jeunesse).

S´il est un conte pour enfants qui inspira les compositeurs, c´est bien Cendrillon. Tel un certain Nicolas Isouard qui en tira un opéra, paraît-il donné avec succès, douze ans avant la Cenerentola de Rossini.

Sur les quelque vingt-deux oeuvres lyriques - operas serias, opéras bouffes, singspiels, drames - que nous a laissées Mozart, seule moins de la moitié est vraiment passée à la postérité, et encore….

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